L’endettement des compagnies pétrolières pousse vers une crise de la dette

le 5 mai 2015

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Selon le WSJ, qui cite un rapport de Dealogic, les compagnies pétrolières auraient déjà émis 86.8Md$ de dettes depuis le début de l’année, soit une hausse de 10% yoy. Le montant total de la dette émise par l’industrie pétrolière s’élevait à 2500Md$ fin 2014. Tous les types de compagnies pétrolières sont concernés : E&P, IOC et…NOC : l’endettement des compagnies nationales russes a augmenté de 13%/an depuis 2006, 25%/an pour Petrobras, 31%/an pour les compagnies chinoises. Dans un contexte de baril bas, ceci fait craindre une crise du marché de la dette, au-delà du seul secteur pétrolier, et devrait peser sur les budgets des Etats dont les compagnies pétrolières sont les plus endettées.

Par ailleurs, d’après les données de l’EIA, les stocks ont continué d’augmenter aux Etats-Unis la semaine dernière, de 1,9Mb, à 490,1Mb (+0,38%), alors que les analystes tablaient sur une augmentation de 2,3Mb. Les stocks ont en revanche diminué à Cushing de 514 000b, tirés par la robustesse de la demande des raffineries. Il s’agit de la première baisse à Cushing depuis le 28 novembre  dernier. Le prix du Brent a progressé de 1,86% hier.

Le site internet du Wall Street Journal rapporte les données publiées par le Conseil national de l’énergie canadien. D’après ces données, les exportations de brut du Canada ont atteint un plus haut historique en janvier, malgré la chute des prix du pétrole. Le Canada a ainsi exporté 3.11Mb/j en janvier, soit une augmentation de 12.8% par rapport à janvier 2013, et 80% de plus qu’il y a 5 ans. La majorité des exportations canadiennes vont vers les Etats-Unis via des pipelines ou des trains. Les exportations vers le Midwest en particulier ont presque doublé, à 2Mb/j. Les exportations hors-Etats-Unis sont en revanche peu conséquentes, voire nulles certains mois, précise le régulateur. Alors que la production conventionnelle est attendue en baisse cette année, celle en provenance des projets de sables bitumineux devrait augmenter significativement, précise le Conseil national de l’énergie du pays.

Selon le quotidien Les Echos, le gouvernement japonais entreprend cette semaine de dévoiler son futur mix énergétique et d’expliquer aux experts du Japon qu’il compte redémarrer rapidement plus d’une quinzaine de tranches pour réorganiser totalement son mix énergétique d’ici à 2030. Selon les médias nippons, l’exécutif souhaiterait que 44 % de son électricité soit décarboné. Il estime, dès lors, que le nucléaire doit générer à nouveau, d’ici à quinze ans, de 20 % à 22 % du courant du pays, quand les énergies renouvelables pèseront, elles, à cette date, entre 22 % ou 24 %. Actuellement, les centrales solaires, les barrages, éoliennes et autres produisent un peu plus de 10 % de l’électricité consommée dans l’Archipel.
Pour atteindre ce nouvel équilibre, les grands électriciens vont devoir investir massivement dans le renouvelable, mais aussi envisager la construction de nouveaux réacteurs ou, au moins, obtenir un prolongement de la durée légale d’exploitation des centrales actuelles. Si la durée de vie officielle était maintenue à 40 ans, les centrales en place ne pourraient potentiellement produire que 15 % de l’énergie du pays en 2030. Une bonne nouvelle pour le secteur de l’énergie nucléaire qui va bénéficier d’un appel tant commercial que d’image. Ce redémarrage paraissait inéluctable au regard des besoins en énergies de l’archipel, du cout économique de la substitution forcée aux énergies fossiles et des volumes de dioxyde de carbone émis.

Enfin, tout se bouscule en Arabie Saoudite. Selon Reuters, qui cite les informations délivrées par la télévision d’état saoudienne, Khalid al-Falih, CEO et président de Saudi Aramco, a été nommé ministre de la santé par le roi Salman. Son successeur en tant que CEO de Saudi Aramco n’a pas été nommé. Khalid al-Falih dirigeait Saudi Aramco depuis 2009 après 30 ans de carrière dans la compagnie. Khalid al-Falih a longtemps été considéré comme un successeur possible de Naimi en tant que ministre du pétrole.

Toujours selon Reuters qui reprend les informations de la télévision nationale saoudienne, le roi Salman d’Arabie saoudite a relevé son demi-frère, le prince Moukrine, de ses fonctions de prince héritier et de premier vice-Premier ministre, et a nommé nouveau prince héritier son neveu, le ministre de l’Intérieur Mohammed bin Nayef bin Salman. Le fils du roi, le prince Mohammed bin Salman, qui est ministre de la Défense, occupera la deuxième place dans l’ordre de succession, a ajouté la télévision.