Les projets pétroliers ne sont pas les seuls à être menacés avec la baisse des prix du pétrole

le 9 December 2014

Sur la semaine du 1er au 5 décembre 2014,, les prix du Brent (échéance 1 mois) ont reculé de 6,9% à 69,59 $/b en moyenne. Les prix du WTI s’inscrivent en baisse de 7,9% à 66,62 $/b en moyenne.

Les prix du pétrole poursuivent leur tendance baissière et les premiers effets se font sentir sur l’activité pétrolière aux Etats-Unis. Les dernières statistiques relatives aux permis de forage dans la région font ressortir un fort recul au mois de novembre par rapport au mois précédent : -37 %, avant ajustement pour le nombre de jours ouvrés moins important en novembre. Cela laisse présager d’une importante décélération de l’activité pétrolière dans les bassins de production américains. Comme les permis sont généralement demandés un à deux mois avant le forage effectif (et qu’il faut ensuite environ un mois pour la mise en production), on pourrait avoir la confirmation d’un ralentissement de la hausse de la production américaine d’ici mars 2015.

Les projets pétroliers ne sont pas les seuls à être menacés, les projets de GNL sont également dans le collimateur par effet de répercussion. En effet, la société malaisienne Petronas a annoncé vouloir retarder la prise de décision finale sur son projet de 32 Md$ qui semblait pourtant être très bien avancé : permis environnementaux obtenus, termes fiscaux validés, contrats d’approvisionnement signés…

Sur le front de la demande, les derniers chiffres de la demande chinoise, relatifs au mois d’octobre et datant donc d’avant l’accélération de la baisse du pétrole, affichent déjà un rebond intéressant : +4,2 % à 10,4 Mb/j alors que la demande depuis le début de l’année n’était en hausse que de 1,2 %. Entre le ralentissement de l’offre non-OPEP ‒ américaine surtout ‒ et une amélioration de la demande rendue possible grâce à la baisse des prix, le marché du pétrole devrait se rééquilibrer naturellement d’ici la fin du premier trimestre 2015. C’est dans cette logique que s’est inscrite la décision prise par l’OPEP de ne pas réduire sa production. Le cartel en ressortira encore plus fort.

 >> Lire la Lettre hebdo Turgot Pure Energy n°39 du lundi 8 décembre 2014