Les publications d’entreprises rassurent les investisseurs en juillet

le 12 août 2016

Les investisseurs ont peu à peu retrouvé des couleurs au mois de juillet après les secousses provoquées par le Brexit. La fébrilité était toujours de mise en début de mois, alors que plusieurs fonds investis dans l’immobilier anglais ont été obligés de geler les retraits massifs des investisseurs.

La nomination rapide de Theresa May en remplacement de David Cameron a permis aux investisseurs d’avoir un agenda – l’article 50 ne sera pas activé avant le début de l’année 2017 – et de se projeter sur l’économie réelle. Rassurés en début de mois par les créations d’emplois aux Etats-Unis et les indicateurs avancés de l’activité (ISM manufacturier et non-manufacturiers), les investisseurs sont restés acheteurs nets des actions américaines, poussant le S&P 500 vers de nouveaux records (+3,6% sur le mois). De plus la  FED a gardé un ton très accommodant et rassurant sur les conséquences du Brexit. Elle observe notamment une diminution des risques concernant la trajectoire de l’économie américaine, ce qui a fini de susciter l’optimisme.

Les pays émergents profitent de cette période où se conjuguent accélération de l’économie américaine et discours accommodant de la FED et continuent d’observer le retour des flux de capitaux : le Brésil (+11,22%), l’Inde (+4,57%) et l’Indonésie (+3,97%) se démarquent. De ce côté de l’Atlantique, la BCE reste attentiste et veut d’abord mesurer les effets du Brexit avant de procéder à des ajustements dans sa politique monétaire. Les indicateurs avancés PMI publiés au mois de juillet ont été globalement rassurants en Zone Euro er la distribution de crédit continue d’accélérer grâce aux premiers effets des TLTRO annoncés en mars dernier. Coté anglais, la BOE n’a pas encore frappé, mais a annoncé de nouvelles mesures en août, alors que l’impact sur l’économie anglaise se fait d’ores et déjà sentir sur les PMI. Finalement, seule la BoJ a musclé sa politique monétaire, augmentant les volumes d’achats d’ETF actions. Cette annonce, même si elle a déçu, permet au Topix de gagner 6,17% sur le mois.

Finalement, le mois de juillet a surtout été l’occasion pour les investisseurs de se pencher sur les publications d’entreprises. Globalement, elles ont été bien accueillies, souvent supérieures aux attente bien que la visibilité des dirigeants reste faible. En Europe, les publications ont permis à certains secteurs sous-valorisés de retrouver des couleurs, comme l’automobile (+13,24%) ou le secteur technologique (+12,61%). L’Eurostoxx 50 gagne ainsi 4,51% sur le mois : une manière de souligner les performances opérationnelles des entreprises dans un  contexte politique des plus troubles.