La volatilité reste élevée sur les marchés et les matières premières

le 8 septembre 2015

Sur les marchés actions, la volatilité perdure. Malgré le discours rassurant de Mario Draghi, les marchés restent préoccupés par le ralentissement de la croissance chinoise et le calendrier de relèvement des taux de la Fed. Dans cet environnement, le secteur pétrolier affiche encore un retrait sur la semaine et devrait rester affecté tant que la visibilité sur la macroéconomie globale ne s’améliore pas.

La nervosité est restée importante sur les marchés actions sur la semaine écoulée, et cela, en dépit du discours rassurant de Mario Draghi, qui a rappelé que la BCE était présente et qu’elle soutiendrait l’activité en cas de besoin en élargissant la taille, la composition et même la durée du QE. Ceci est d’ailleurs illustré par le relèvement du plafond de titres que la BCE peut acheter pour chaque souche obligataire, passant de 25% à 33%. Le rebond consécutif au discours de Mario Draghi a été cependant effacé par la publication des chiffres de l’emploi américain, qui n’ont rien fait pour dissiper les incertitudes entourant le calendrier du relèvement des taux d’intérêt de la Réserve fédérale. Si le taux de chômage a reculé à 5,1%, sous les attentes et au plus bas depuis avril 2008, les créations d’emplois ont également été inférieures aux attentes, à 173 000 contre 217 000. Pour compliquer l’interprétation, les créations d’emplois du mois de juillet ont été révisées en hausse à 224 000 contre 210 000 précédemment. Les investisseurs ont fini par choisir une direction, mais surtout en raison du discours de Jeffrey Lacker, président de la Fed de Richmond. Selon lui, la Banque centrale américaine ne doit pas tarder à relever ses taux. Le banquier central « hawkish » avait déjà plaidé en juin pour un relèvement des taux en septembre.

Lors de la réunion des Ministres des Finances et des Banquiers centraux du G20 à Ankara, Christine Lagarde a invité la Fed à ne pas précipiter la première hausse des taux. Elle estime qu’il ne faut pas « essayer pour voir » et qu’il est préférable de s’assurer qu’il n’y a pas d’incertitudes sur le front de la stabilité des prix ou sur l’emploi. Les pays émergents pourraient subir de sévères fuites de capitaux vers les actifs libellés en dollars, à la première hausse des taux. Ces préconisations sont dans la continuité de celles déjà effectuées par le FMI, qui souhaiterait que les taux américains ne soient pas relevés avant 2016.

Pour repartir à la hausse, les marchés auront besoin de signes tangibles que la situation ne va pas s’aggraver en Chine, voire même qu’elle va s’améliorer.

Du côté de l’énergie, le secteur est en recul sur la semaine, mais surperforme néanmoins la plupart des marchés actions, probablement en raison du rebond des prix du brut en fin de semaine sur l’annonce d’un premier recul important de la production nord-américaine.

Nous continuons néanmoins de penser que les prix vont rester orientés à la baisse à court terme compte tenu de la persistance d’une offre abondante, de la fragilité des marchés financiers et de la volonté affichée de l’OPEP de peser sur les prix dans une stratégie de gain de parts de marché. Nous considérons néanmoins que les prix du pétrole seront orientés à la hausse à moyen terme en raison de l’ajustement en cours de l’offre, en particulier du côté du pétrole de schiste aux Etats-Unis. Le rebond des prix devrait cependant être lent et progressif.

Notre allocation reste majoritairement orientée sur les majors pétrolières, le midstream ou les sociétés E&P et de services pétroliers dont les situations financières restent solides et les positionnements sur des niches.

Evolution des prix du Brent de Janvier 2010 à Septembre 2015

prix du brut

Sur la semaine, les prix du Brent (échéance 1 mois) sont en hausse de 2,2% pour le Brent à 49,5 $/b en clôture vendredi et de 3,4% pour le WTI à 46,8 $/b.

Après la forte hausse de la semaine dernière (environ +25%), les prix du brut ont nettement corrigé le 1er septembre après la publication du PMI manufacturier chinois en dessous du seuil des 50, et au plus bas depuis 3 ans. Les prix ont repris de la vigueur en fin de semaine pour terminer à 49,5$ pour le Brent (+2,2% sur la semaine) et à 46,8$ pour le WTI (+3,4% sur la semaine), illustrant la forte volatilité des prix ces dernières semaines.

Le rebond a été possible grâce à la publication de données du Département américain de l’énergie (DOE) sur l’évolution de la production de pétrole qui font état, pour la première fois, d’une baisse significative de la production, de 9,6 Mb/j en avril à 9,3 Mb/j à fin juin (-3%). Autre bonne nouvelle, le nombre de foreuses en activité a reculé de 20 unités la semaine dernière après avoir connu une hausse pendant 5 semaines consécutives. En revanche, les données hebdomadaires sur les stocks ont fait état d’une hausse de 4,7 Mb des stocks de brut aux Etats-Unis. Cela s’explique notamment par la faible demande des raffineries, qui sont en période de maintenance à la sortie de la saison estivale.

 

 

FCP Turgot Pure Energy depuis la création

TPE

 

Les 10 premières positions du fonds au 04/09/2015

Top 10

> Les principales contributions positives de la semaine
Spartan Energy (+5,6%), Rubis (+5,2%), Whitecap Resources (+4,0%).

>Les principales contributions négatives de la semaine
Repsol (-10,7%), Tullow Oil (-10,4%), Noble Energy (-10,2%).

Notre niveau d’investissement en actions s’élève à 99,96% (vs 98,97% la semaine précédente). Notre exposition devises s’élève à 70,1% et n’est pas couverte. Elle porte sur le dollar (50,9%) et le dollar canadien (19,2%).