Revue des marchés – Décembre 2015

le 4 janvier 2016

Nouveaux chocs sur les marchés en décembre pour finir à l’image de cette année 2015 qui fut particulièrement volatile. Ce fut  principalement une réaction à la BCE, dont les stimuli monétaires étaient en-dessous des attentes. La barre avait été mise très haute et les attentes étaient supérieures aux -10bps de baisse du taux de dépôt (à -0.3%) et aux 6 mois d’expansion du QE (jusqu’en mars 2017). Comme attendu, la Fed a décidé de relever ses taux pour la première fois en 10 ans, avec une hausse de +25bps. Les investisseurs se concentrent désormais sur la trajectoire de hausse des taux et en anticipent deux en 2016. En parallèle, la décision de l’OPEP de produire plus que son plafond de production a fait pression négativement sur le sentiment des investisseurs et a fait baisser le pétrole (Brent) de -16.43% (-34.97% sur l’année).

 

Au final, l’Eurostoxx 50 finit le mois en baisse de -6.81% et l’année en légère hausse de +3.85%. Les actions US (S&P500) sont en baisse de -1.75% et -0.73%, les actions émergentes (MSCI EM) sont en baisse de -2.48% et -16.96%. Les marchés obligataires européens ont eux aussi négativement réagi aux décisions de la BCE tant sur les taux que sur crédit. Le taux 10 allemand est en hausse de +16bps en décembre et finit à 0.63% contre 0.72% fin 2014. Le souverain (iBoxx Sov) recule de -1.03% mais finit en hausse de +1.64% sur 2015. Le crédit de qualité (iBoxx Corporate) est en baisse de -0.85% sur le mois et de -0.66% sur l’année tandis que le haut rendement (iBoxx HY) est en baisse de -2.31% et -0.25%.

 

En Europe, les données économiques restent solides, pour exemple, l’indice de confiance des consommateurs de la zone Euro est à son plus haut en 9 ans, les productions industrielles en Italie et en Espagne ont aussi surpris positivement. Aux US en revanche, l’indice de surprise économique US est apparu au plus bas en 6 mois à -32 et le composite PMI est apparu à son niveau le plus faible en 2 ans. Toutefois, les données sur les consommateurs restent solides (Michigan et consommation personnelle) et surtout les chiffres d’emploi non agricole ont dépassé les attentes.

 

Au Brésil, le PIB du T3 a déçu et les discussions autour de la destitution de Rousseff ont fait beaucoup de bruit. Fitch a dégradé le pays à BB- et donc confirmé son statut de dette spéculative. En Asie, le fait le plus marquant aura été l’inclusion par le FMI de la devise chinoise dans le panier de devises (SDR).

 

2015 aura vu le retour de fortes périodes de volatilité sur les différentes classes d’actifs. A priori, aucune raison que 2016 ne soit pas dans cette continuité.