Evolution du Brent : vers une demande plus forte par effet prix

le 28 octobre 2014

Les prix du pétrole ont poursuivi leur tendance baissière sur la semaine passée. Les prix du Brent – échéance à 1 mois – reculent de 0,4% à 85,33 $/b en moyenne. Les prix du WTI s’inscrivent en baisse de 0,9% à 82,12 $/b en moyenne.

evolution-prix-brent-sur-un-an_27-10-2014Cette baisse peut s’expliquer par une offre qui continue de croître, notamment en Libye, aux Etats-Unis, au Nigéria ou encore au Brésil, et par des projections de croissance de la demande révisées en baisse, principalement en Chine et en Europe. Mécaniquement, les stocks de pétrole augmentent, ce qui pèse sur les prix. En outre, la plupart des opérateurs de marchés se préparaient à l’annonce par le comité de politique monétaire de la Fed de la fin du programme de rachats d’actifs mis en place par la banque centrale. Et si les taux et leur éventuel resserrement sont seulement évoqués, cela pourrait faire encore baisser les prix du brut.

On est cependant très loin de la situation catastrophique de 2008. Et au-delà d’une saisonnalité qui va s’améliorer avec l’entrée dans la période de consommation hivernale dans l’hémisphère Nord, des forces de rappel devraient se mettre en place prochainement empêchant le pétrole de s’effondrer comme en 2008. En effet, un pétrole moins cher devrait permettre à la demande d’être plus forte et de nombreux projets de croissance de l’offre devront être retardés voir abandonnés dans l’environnement de prix actuel. Si le pétrole issu de l’exploitation des schistes aux Etats Unis ou bien encore des sables bitumineux au Canada ou au Venezuela ont des coûts opératoires inférieurs aux cours actuels du pétrole, les dépenses d’investissement pour démarrer ces productions sont gigantesques et requièrent un appel au marché de la dette ou des actions. A 80$/b, l’appétence pour financer ces projets est bien sûr moindre qu’à 100$.

>> Lire la Lettre hebdo Turgot Pure Energy n°33, du lundi 27 octobre 2014