Pétrole : rien n’arrête la baisse

le 18 novembre 2014

Entre le 10 et le 14 novembre 2014, les prix du Brent d’échéance à un mois, ont reculé de 3,50 % à 80,20 $/b en moyenne. Les prix du WTI s’inscrivent en baisse de 2,20 % à 76,50 $/b en moyenne.

Plus rien ne semble arrêter la baisse des prix, qui ont atteint de nouveaux planchers à 77,49 $/b pour le Brent et 75,91 $/b pour le WTI vendredi dernier. Tous les regards sont rivés sur l’Arabie Saoudite qui souffle le chaud et le froid. En effet, lors de son déplacement au Mexique la semaine dernière, le ministre du pétrole saoudien, Ali Al-Naimi a déclaré que l’Arabie Saoudite « souhaite des marchés pétroliers et des prix stables » et que la baisse des prix actuelle « n’est qu’une question d’offre et de demande. C’est juste le marché« . Dans ce discours, on note d’un côté une prise de position pour une réduction de la production : « nous voulons des prix stables« . Et de l’autre une position contre : « ce n’est qu’une question de marché« .

Le suspense reste donc entier au sujet de ce qu’il sera décidé lors de la prochaine réunion de l’OPEP le 27 novembre 2014. Si l’Arabie Saoudite précise bien qu’elle ne cherche pas à politiser le pétrole dans son intérêt, force est de constater que les signes qu’elle a envoyés jusqu’à maintenant sont ceux du désir de garder sa mainmise sur les marchés. Et si elle se défend de guerre des prix, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle met en difficulté les producteurs de sables bitumineux au Canada, les producteurs de pétrole de schiste américains, l’économie russe et l’économie de nombreux membres de l’OPEP, plus particulièrement celle du Vénézuela et de l’Iran. Réponse dans dix jours donc.

 

>> Lire la Lettre hebdo Turgot Pure Energy n°36 du lundi 17 novembre 2014